Communiqué de presse du comité de mobilisation contre la loi Fioraso à Grenoble en date du 21 Octobre 2013

Pourquoi nous envahissons le conseil d’administration du PRES du 21/10/13

« Depuis des années les gouvernements successifs (de « gauche » comme de droite), conformément aux directives européennes s’acharnent à saboter l’université public. L’actuel ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche dirigé par Mme Geneviève Fioraso confirme à son tour cette tendance avec sa loi votée en catimini durant l’été.

-Les budgets des universités sont en chute libre. Une vingtaine d’universités sont d’ores et déjà en déficit. A Montpellier, Agen par manque de moyens et donc de place on en arrive à recruter les étudiants par tirage au sort.

-1500 postes d’enseignants dans le supérieur sont gelés pour l’année 2013-2014. Les nouvelles plateformes d’enseignements numériques laissent d’ailleurs présager le remplacement progressif de certains enseignements par des conférences internet.

-Dans toutes les universités on restreint le nombre de TD, les possibilités de redoublement, on durcit les critères d’assiduité pour pousser dehors les étudiants salariés et de façon générale les étudiants les moins prometteurs, les moins rentables.

-Le budget de la recherche sont considérablement amoindris. Des laboratoires fusionnent ou menacent de fermer dans toutes les villes.

Les organes pilotes de cette destruction du service public ce sont les PRES, les « pôles de recherche et d’enseignement supérieurs ». Composés de présidents d’universités et de représentants privés comme publics. Une cohorte d’experts chargé de transformer l’université en un système à deux vitesses. D’un côté les enseignements de qualité indexés sur une recherche massivement subventionné car correspondant aux stratégies économiques locales. De l’autre des centres de formation continu au rabais dans lequel on viendra suivre des formations à court terme pour des jobs sans lendemains.

L’accès à un enseignement supérieur de qualité est un droit pour toutes et tous. Car il est synonyme d’enrichissement personnel et de possibilité d’emploi stable.

L’existence d’une recherche publique et indépendante non soumise à des impératifs de rendement est un impératif démocratique car elle rend concrète et possible la controverse d’opinions.

Nous considérons que liquider la formation de toute une partie de la jeunesse est un aveu de capitulation de la classe politique face aux puissances de l’argent. Ces attaques actent la précarisation de la population tant au niveau salarial, culturel que social. Elles condamnent l’avenir du pays.

Nous appelons les membres du PRES à assumer leur responsabilité politique en condamnant ces politiques d’austérité.

Nous appelons tous les étudiants et personnels à nous rejoindre en Assemblée générale pour s’organiser contre la casse de l’enseignement supérieur. »

Intervention du comité de mobilisation, lu lors du Conseil d’Administration du Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur de Grenoble (PRES) artisan principal de la privatisation de l’université le 21 Octobre 2013 à 10h15.

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